Liberté d’expression sous pression : la censure contamine les milieux universitaires


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Peut-on discuter de tout à l’université? De moins en moins, apparemment. Nous entrons dans une ère «de déclin de l’argumentation, de la rationalité et du politique», pense l’historien des sciences de l’UQAM Yves Gingras. «Et on n’a encore rien vu!» ajoute-t-il. À l’Université McGill, deux professeurs de théologie n’ont pu aborder la question des transgenres, muselés par une trentaine d’étudiants qui les ont interrompus au point où la menace de devoir appeler la police a fini par être brandie. «Dans un monde idéal, l’événement aurait été aboli», a expliqué un des protestataires au journal étudiant McGill Daily.

Violences à caractère sexuel : les initiations sont la mauvaise cible, met en garde Sandrine Ricci


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Lorsqu’elle en viendra à adopter une loi-cadre pour contrer les violences à caractère sexuel dans les milieux universitaires, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, aura intérêt à ne pas se tromper de cible. L’étude vient en effet de démontrer que les fameuses initiations sur les campus, qui ont fait les manchettes l’automne dernier, ne comptent que pour 12% des contextes dans lesquels surviennent les agressions, la coercition et le harcèlement sexuel. C’est plutôt au cours d’activités sociales, fêtes, 5 à 7 et autres événements du genre (sauf les initiations) qui se déroulent en lien avec l’université qu’on observe le plus de cas de violences sexuelles (47,4%), indique le rapport Enquête, sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU).