Deux textes pertinents sur l’éducation sortis des archives récentes du v-p info

Cela fait un bon moment que je garde deux textes sur mon bureau en me disant que je devrais les partager dans les nouvelles du SPPEUQAM. Je conserve beaucoup de textes et d’articles comme ça, depuis plusieurs années. Quand j’étais dans la vingtaine, un de mes frères a commencé à m’appeler Paulu Gazette.

Vous trouverez donc ici un très bon texte de Michel Lacroix, professeur à l’UQAM, ex-président du SPUQ, qui a été publié dans Le Devoir, le 23 septembre dernier, le jour de la Grande marche pour la justice climatique en pleine campagne électorale québécoise, et qui s’intitule « Et si on parlait un peu des universités ».

Portrait de la situation de la profession en enseignement

Un intéressant dossier sur l’enseignement est paru dans le magazine l’Itinéraire du 14 octobre dernier. Cela faisait bien longtemps que j’en avais acheté un et je suis bien tombé. Dans ce dossier, rédigé par Yseult Picard, on peut trouver une très bonne entrevue avec Guy Rocher qui a, entre autres, « contribué, comme acteur, mais aussi comme observateur, aux grands débats du Québec moderne : laïcité de l’État, formation des écoles secondaires publiques, création des cégeps, fondation de l’UQAM, introduction de la loi 101 ».

Billet sur la Palestine écrasée et oubliée

Les chargées et chargés de cours du Québec, et d’ailleurs dans le monde, subissent souvent de la discrimination et font face à des institutions qui les considèrent comme des sous-profs. C’est parfois vraiment très frustrant de vivre si peu de reconnaissance dans notre milieu de travail. Dans nos instances syndicales, on entend parfois même le mot « apartheid » pour désigner cette situation, un mot lourd de sens qui, pour moi, et sans doute pour vous également, est à un autre niveau et fait jaillir des images de l’Afrique du Sud et de la Palestine.

Notre nouvelle ministre

Après avoir été candidate défaite pour le Parti conservateur du Canada aux élections fédérales, Pascale Déry vient d’être élue députée de Repentigny à l’Assemblée nationale et a été nommée, ce 20 octobre, ministre de l’Enseignement supérieur. Nous lui souhaitons un excellent mandat à la hauteur des besoins de la communauté universitaire. Pour lire quelques articles à son sujet, on consulte Le Journal de Québec et l’Hebdo Rive-Nord.

Baisse des inscriptions dans les universités

Selon Anne-Marie Provost du Devoir, qui signe un article paru le 14 octobre, la chute des inscriptions se poursuit dans les universités du Québec. Déjà, l’UQAM « avait connu une baisse de 8 % au premier cycle l’année dernière, ce qui avait déclenché une réflexion au sein de l’institution. Cet automne, les inscriptions au baccalauréat et au certificat ont diminué de 4,6 %. L’établissement a préféré commenter la situation par écrit plutôt que de nous accorder une entrevue. « L’UQAM étant reconnue depuis sa création pour accueillir des personnes étudiantes qui poursuivent des études à temps partiel, il est possible qu’un certain nombre d’entre elles soient retournées sur le marché du travail », souligne la porte-parole, Jenny Desrochers ».

L’UNESCO nous rend hommage

Depuis 1994, la Journée mondiale des enseignants, proclamée par l’UNESCO, est célébrée le 5 octobre pour rendre hommage aux enseignantes et enseignants du monde entier, de tous les ordres d’enseignement, ainsi qu’aux personnes qui se consacrent à la recherche en éducation.

Pour plus d’informations, on peut aller sur le site de l’UNESCO et aussi sur le site de l’Internationale de l’éducation

Écomusée du fier monde

Connaissez-vous l’Écomusée du fier monde, situé sur la rue Atateken, à Montréal? J’espère que vous avez pu déjà le visiter! Quel bel espace! Quel beau musée! Si vous ne le connaissez pas, invitation vous est faite de faire un tour sur son site Internet en attendant de pouvoir y mettre concrètement les pieds.

On peut actuellement y voir l’exposition permanente, « À cœur de jour! Grandeur et misère d’un quartier populaire », qui retrace l’histoire du centre-sud de Montréal qui fut jadis au cœur de la révolution industrielle.

Concours 2022-2023 de la Faculté des arts

« J’aurais voulu être un artiste…Pour pouvoir faire mon numéro…Pour pouvoir crier qui je suis…Pour tous les jours changer de peau…Pour avoir le monde à refaire…Pour faire du laid, pour faire du beau…Pour pouvoir dire pourquoi j’existe… »(extrait du Blues du Businessman, paroles de Luc Plamondon)

Parce que notre Faculté des arts est la plus grande en Amérique du Nord, parce que notre Faculté regorge de talents, d’artistes de renom, de chercheures et de chercheurs qui font avancer les pratiques, secouent les conventions artistiques et améliorent nos conditions de vie, invitation est faite aux membres du SPPEUQAM qui enseignent en arts à poser leur candidature au Prix d’excellence en recherche et recherche-création de la Faculté des arts.

Des fonds du gouvernement en fonction des dons dans les cégeps

Léa Carrier et Henri Ouellette-Vézina, journalistes à La Presse +, nous apprennent par un article publié ce matin qu’un « nouveau programme de Québec visant à accroître les dons faits aux fondations des cégeps suscite l’inquiétude. La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) craint qu’il ouvre la porte au financement privé du réseau collégial et engage les cégeps dans une course aux dons ». Dans la présente campagne électorale, seuls le Parti québécois et Québec solidaire se questionnent sur cette initiative gouvernementale.

De plus en plus de profs s’en vont

Décidément, cela ne va pas très bien dans le monde de l’éducation! On le voit et l’entend particulièrement ces jours-ci pour les niveaux primaire et secondaire. Cette situation catastrophique aura évidemment des répercussions sociales importantes au Québec, ce que semble ignorer le gouvernement caquiste. À ce sujet, on peut lire cet article de Marie-Ève Morasse paru dans La Presse+ du 2 septembre. On y apprend avec stupeur que dans l’île de Montréal, « les démissions d’enseignants ont connu une hausse marquée de 53 % en trois ans, et un millier d’entre eux ont quitté leur école. 

Où sont les profs?

Marco Fortier, journaliste au Devoir, signe quant à lui cet article qui paraît le 3 septembre. Il écrit : « En pleine pénurie d’enseignants, l’accès à la profession reste semé d’embûches pour les aspirants professeurs. Difficultés à faire reconnaître les diplômes étrangers, obstacles bureaucratiques pour les étudiants en éducation, suppléants condamnés à des tâches complexes et à temps partiel : des candidats à cette profession essentielle racontent leur parcours du combattant en vue de se retrouver dans une classe. »

Fête de la rentrée

On finit cette rubrique sur une note plus légère… Peut-être étiez-vous à une des fêtes de la rentrée qui avait lieu à la Place Pasteur le 6 septembre et le lendemain au Complexe des sciences? On a cherché en vain notre actuelle rectrice, mais elle n’y était pas. On a toutefois pu échanger avec plusieurs collègues, ainsi qu’avec des étudiantes, étudiants et des employées, employés de l’UQAM. Un récent article d’actualités UQAM, signé Jean-François Ducharme, en fait mention.

La gratuité scolaire financièrement viable à l’université

Dans une étude récemment publiée, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) avance que l’indexation des frais de scolarité n’a plus sa place comme mode de financement des universités. Et si l’éducation devenait une priorité nationale? À ce sujet, on peut lire l’article de la Presse canadienne parue le 24 août dans La Presse +.

Camp Vol d’été Leucan – CSN

L’Assemblée générale du SPPEUQAM a accordé, le 15 juin 2022, un don de solidarité de 2000 $ pour le Camp Vol d’été Leucan-CSN. Le Camp permet aux familles dont l’enfant a reçu un diagnostic de cancer, ou qui a dû composer avec une rechute au cours des trois dernières années, de venir passer une semaine de rêve au Manoir du Lac Delage. On peut accéder à un bref vidéo, où David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN, nous informe de la relance du Camp, par ce lien.

Tant pis pour les recommandations du CAPFE

La journaliste Marie-Ève Morasse signait un article dans la Presse du 15 juin au sujet de trois programmes universitaires menant au brevet d’enseignement qui avait été approuvé par le ministère de l’Éducation, sans attendre l’avis d’un comité d’experts (le CAPFE, pour Comité d’agrément des programmes de formation à l’enseignement) chargé de leur qualité. Or, « sur le site Internet du ministère de l’Éducation, il est bel et bien indiqué que c’est ce comité qui recommande au ministre de désigner les programmes agréés, parmi ceux qui donnent accès à l’autorisation légale d’enseigner au Québec ».

Le féminisme à travers la mobilisation étudiante

L’entrevue de notre collègue Camille Robert, parue dans le dernier numéro (91) de la revue À Babord au printemps 2022 et qui contient un dossier sur le syndicalisme, nous replace sur le terrain féministe des luttes étudiantes de 2012 et de celles qui ont suivi. Camille Robert est actuellement chargée de cours en histoire et agente de relations de travail au SPPEUQAM. L’intégrale de l’entrevue publiée dans À Babord, et qui s’intitule « Une grève féministe? » suit. Bonne lecture, vers ce qui nous amène dans les coulisses du féminisme étudiant.

Quand on interdit la liberté fondamentale de manifester

Aurélie Lanctôt revenait dans l’édition du Devoir du 20 mai avec une autre excellente chronique intitulée « Le périmètre de contestation » sur le 18 mai dernier, qui est un triste anniversaire avec l’adoption d’une loi spéciale du gouvernement Charest pour « couper court aux mobilisations étudiantes du printemps 2012 ». (…) « Au même moment, la Ville de Montréal amendait son règlement P-6 afin d’obliger la divulgation de l’itinéraire des manifestations, d’interdire de se couvrir le visage et de permettre la distribution d’amendes plus salées. » Ce que l’ONU, la Commission de droits de la personne et le Barreau du Québec ont dénoncé.

Quand le mépris provoque l’indignation et la mobilisation populaire

L’émission radio de la Première chaîne de Radio-Canada, Désautels le dimanche, revenait le 29 mai dernier sur la mobilisation étudiante d’il y a dix ans, avec un reportage de Frank Desoer, d’environ treize minutes. Le reportage se termine avec une entrevue de Martine Desjardins, à l’époque présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), qui regroupait 125 000 étudiantes, étudiants. On peut écouter le reportage en cliquant sur ce lien.

Les effets de l’enseignement en ligne et du numérique à tout prix

Qu’en est-il des effets de la formation à distance (FÀD) et aussi de l’enseignement palliatif en ligne. À ce sujet, on peut lire un très bon article dans la dernière infolettre duSyndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO. L’article s’intitule « La formation à distance à la rescousse de l’environnement : une fausse bonne idée ». Sur le même sujet, ce qui complète l’article de notre collègue enseignant à l’Université du Québec en Outaouais, Nicolas Harvey, on peut lire un second article, paru dans La Presse, le 27 mai dernier.

École d’été Witamawi

Une activité universitaire, organisée conjointement par l’Institution Kiuna et l’UQAM, appelée Witamawi est actuellement en campagne de sociofinancement et à 77% de son objectif. Le but est de permettre à des étudiantes et des étudiants qui œuvreront bientôt dans le monde de l’éducation d’intégrer les perspectives autochtones dans leur future pratique professionnelle. Expérience immersive, le cours de trois crédits se déroule du 8 au 12 août 2022 au sein de la communauté abénakise d’Odanak.

Pour en savoir davantage, on se dirige de ce côté. En date du 19 mai, il ne reste que 15 jours pour contribuer.

17 mai, Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

À l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, soulignée le 17 mai de chaque année, le thème proposé pour 2022 par la Fondation Émergence est : L’homophobie et la transphobie réduisent l’espérance de vie des personnes LGBTQ+.

De l’information est disponible sur le microsite de la campagne, dont une vidéo percutante de 2 minutes. Nous vous invitons à transférer cette vidéo de sensibilisation sur vos réseaux afin que le message atteigne le plus de gens possible.

Ensemble au Conseil fédéral de la FNEEQ

Une forte délégation de militantes et de militants du SPPEUQAM est actuellement présente au Conseil fédéral de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) qui se déroule du 4 au 6 mai à Sherbrooke. Un conseil fédéral, et aussi un congrès, c’est l’occasion de prendre contact, d’échanger et d’entendre les préoccupations des militantes et des militants du milieu de l’enseignement au Québec. C’est un moment d’ouverture qui nous permet d’élargir nos horizons tout en menant des réflexions sur des sujets qui nous concernent toutes et tous, et qui concernent l’avenir du Québec.

L’ œuf de Grégory Charles

Nous vous suggérons ici la très bonne chronique de la très pertinente journaliste Odile Tremblay, parue dans l’édition du Devoir d’aujourd’hui, 5 mai. À lire!

Humeur exécutive

Les coulisses

Quand je relis une de mes chroniques écrites alors que je n’étais qu’une jeune étudiante étrangère, j’y retrouve toute sorte d’émotions liées à cette condition si particulière : la solitude, les chocs culturels, l’anxiété de prouver que l’on est capable de contribuer, que l’on mérite la confiance que l’on nous accorde. Mais, aujourd’hui, avec le recul de l’étrangère devenue partie intégrante d’une communauté, la question qui s’impose à moi est celle-ci : comment la greffe s’est-elle réellement opérée? Je me rends alors compte que j’ai encore beaucoup à écrire, car je n’ai toujours pas suffisamment exploré les coulisses de mon aventure.