Propulsée par la pandémie, l’école à la maison reste attrayante pour des milliers de parents, qui choisissent d’instruire eux-mêmes leurs enfants, pour des raisons pratiques ou idéologiques. Un dossier de Mélanie Marquis et Robert Skinner dans La Presse. Que ça nous plaise ou non, le télétravail adopté pendant la pandémie a perdu en popularité, mais c’est loin d’être le cas de l’école à la maison. Pour l’année scolaire en cours, on dénombre 50 % plus d’élèves scolarisés à domicile qu’en 2019-2020, avant la crise sanitaire. Le confinement dû à la pandémie semble avoir converti plusieurs milliers de familles québécoises aux vertus de l’enseignement à la maison. Le nombre d’enfants qui sont scolarisés dans les chaumières de la province est passé d’environ 5000 en 2018-2019 à près de 8700 pour l’année scolaire en cours, selon les chiffres du ministère de l’Éducation (MEQ). La hausse est peut-être non négligeable, mais on est loin de l’exode massif – pour l’année scolaire en cours, près de 7 jeunes Québécois sur 1000 sont scolarisés hors des murs d’une école, comparativement à presque 5 en 2018-2019. La Direction de l’enseignement à la maison (DEM) en recensait environ 10 sur 1000 durant le pic pandémique. Dans tous les cas, il s’agit d’un pourcentage inférieur à 1 %. Derrière chaque famille qui opte pour l’école à la maison se cache une histoire. Des mères rencontrées lors d’une activité collective dans une salle communautaire de Sainte-Béatrix expliquent ce qui a guidé leur choix.