En tête-à-tête avec le recteur Pallage : Sciences de la santé, financement et PEQ


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À mi-chemin de son mandat de cinq ans, le recteur de l’UQAM, Stéphane Pallage, assure faire son travail « avec le même plaisir qu’au premier jour ». Le Montréal Campus l’a rencontré pour faire le point sur trois grands dossiers d’actualité. • Le dossier de la Faculté des sciences de la santé avance et la création des programmes est en cours, confirme M. Pallage. Deux départements seront créés, dévoile-t-il. Le premier, sur la santé des populations, serait axé sur la prévention et la santé publique, un aspect qui a été négligé par le système de santé, selon lui. « Le meilleur des remèdes, c’est de ne pas tomber malade », dit-il. Le deuxième département en sera un de soins de première ligne. Il pourrait comprendre des disciplines comme celles des soins infirmiers, affirme le recteur. Une passerelle entre les programmes collégiaux de sciences infirmières et les programmes universitaires est d’ailleurs envisagée, selon M. Pallage. Des programmes DEC-BAC pourraient ainsi voir le jour. « On ne veut pas réinventer la roue, mais plutôt y aller en ajoutant à ce que font déjà les cégeps », explique-t-il. • « Les nouvelles pour les universités sont encourageantes », a déclaré M. Pallage au sujet du budget provincial dévoilé en mars, dans un courriel destiné à la communauté étudiante. « Une somme de 12 millions de dollars est prévue pour la première phase du projet Métamorphose » de la bibliothèque centrale, a-t-il indiqué. L’UQAM a aussi obtenu 3 millions sur 3 ans pour améliorer la cohabitation et la sécurité sur le campus et dans le Quartier latin. • Depuis l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) en novembre 2025, M. Pallage n’en démord pas : il faut une clause de droits acquis pour les immigrant(e)s venu(e)s au Québec avant la disparition du programme. « C’est sûr que ça nous touche directement de deux façons. Pour les étudiants internationaux qui se sont vu promettre cela avant de postuler chez nous, on leur doit minimalement une clause de droits acquis. Ça touche aussi nos professeurs qu’on a recrutés au niveau international avec la même promesse », déplore-t-il. « Ce que j’aime de la promesse de Mme Fréchette, c’est qu’elle va rétablir le PEQ, carrément, pour deux ans. Ce qui permettra éventuellement de penser à un programme alternatif, qui ne défavorise pas Montréal », soutient le recteur. « Je sais que dans les partis d’opposition, il y a aussi une volonté de rétablir le PEQ, ce qui est une excellente chose, certainement », souligne-t-il.

Autre texte du Montréal Campus :
Des conditions de travail difficiles pour les étudiant.e.s uqamien.ne.s en laboratoire.