Notre convention collective est officiellement échue depuis le 31 décembre 2025, et la négociation pour son renouvellement avec l’UQAM est déjà entamée. Dans ce contexte crucial, votre comité de négociation vous invite à consulter le Cahier des demandes syndicales, déposé le 4 février dernier.
Fruit des échanges tenus en assemblée générale et des nombreuses rencontres auxquelles vous avez été convié·es, ce document reflète la réalité plurielle des plus de 2 300 membres du SPPEUQAM. Il porte une ambition claire : réduire la précarité de notre profession, faire reconnaître pleinement notre contribution à la mission universitaire et mieux protéger les conditions d’exercice de l’enseignement.
Nos revendications s’articulent autour de six orientations fondamentales pour l’avenir de notre profession :
- Conditions d’enseignement : protéger notre autonomie professionnelle, mieux reconnaître notre jugement pédagogique et mieux encadrer — y compris financièrement — la réalité des grands groupes.
- Conditions de travail : réduire la précarité en améliorant les indemnités d’annulation, en allongeant le lien d’emploi et en revoyant les modalités d’« appréciation » de l’enseignement.
- Rémunération : obtenir un rattrapage salarial, protéger notre pouvoir d’achat face à l’inflation et mieux reconnaître le travail réellement effectué.
- Reconnaissance : faire reconnaître officiellement notre statut de professeures et professeurs enseignants et obtenir une réelle place — avec droit de vote — dans les instances universitaires.
- Stabilité d’emploi : mieux baliser les clauses réserve, améliorer le programme de stabilisation et réduire la précarité structurelle de notre profession.
- Numérique et IA : obtenir des garanties que l’intelligence artificielle ne pourra ni fractionner ni remplacer l’acte pédagogique humain, qui doit demeurer au cœur de la relation avec les étudiant·es.
L’obtention de ces gains ne se fera pas par simple demande ; l’employeur ne nous sortira pas de la précarité de son propre gré. Comme le rappelait Marcel Pepin, ex-président de la CSN : « Il ne suffit pas d’avoir raison, encore faut-il avoir la force d’avoir raison ».
La force de notre négociation repose directement sur votre engagement. Nous vous invitons à consulter le cahier détaillé afin de vous approprier ces enjeux, à participer en grand nombre aux assemblées générales et à prendre part aux activités de mobilisation qui auront lieu dans les prochains mois.
Seul·e, nous sommes vulnérables. Ensemble, nous sommes incontournables !