Absence dans les comités institutionnels, impossibilité d’accéder à des fonds de recherche… Les chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) vivent un « décalage croissant » entre leur qualification et la reconnaissance venant de leur employeur, rapporte Le Devoir. Une situation déplorée par leur syndicat, qui souhaite une meilleure valorisation de l’apport de ses membres à l’établissement. De plus en plus qualifiés, les chargés de cours demeurent néanmoins privés de certains avantages conférés aux professeurs, dénonce Catherine Béland, secrétaire générale du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO), affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). « Actuellement, environ une personne chargée de cours sur cinq détient un tel diplôme [de doctorat], calcule-t-elle. À cela s’ajoutent tous ceux qui sont en train de faire un parcours doctoral. » Celle qui est elle-même chargée de cours au Département de psychoéducation et de psychologie de l’UQO précise que l’obtention d’un doctorat figure même parmi les exigences de l’employeur pour qui veut être autorisé à enseigner. « Mais la reconnaissance ne vient pas avec, souligne-t-elle. Par exemple, on ne fait pas partie des comités institutionnels. » Catherine Béland déplore aussi l’absence de fonds destinés à la recherche pour les chargés de cours. « Il n’y a donc pas de salaire ou de rémunération possible, explique-t-elle. Ça fait en sorte que ceux qui veulent en faire s’engagent de manière bénévole. Ils doivent s’associer à un professeur qui aura sa propre subvention pour pouvoir l’embaucher. Un chargé de cours ne peut pas non plus être l’auteur principal ni devenir la personne responsable d’un projet de recherche. »
Autres textes liés au milieu syndical en éducation :
• La CSQ accuse la CAQ de vouloir «éteindre les contre-pouvoirs».
• La FAE sonne l’alerte contre la banalisation de la violence envers les enseignants.
• L’APPM se félicite du soutien populaire envers les enseignants.