La CSN salue la volonté de la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, d’entamer rapidement les travaux nécessaires afin de doter le Québec d’une loi Gabie Renaud, inspirée de la loi de Clare. Pour la centrale syndicale, cette loi est vitale afin de mieux protéger les victimes de conjoints violents et plus urgente que jamais alors que neuf féminicides ont été perpétrés dans un contexte de violence conjugale depuis janvier 2026. « Mener à terme une telle loi constitue un geste significatif et solidaire de la part de la deuxième femme à diriger le Québec. La CSN entend talonner le gouvernement afin que cette loi puisse voir le jour avant la fin des travaux parlementaires », prévient Caroline Senneville, présidente de la CSN. La centrale syndicale déplore cependant que la nouvelle première ministre ait choisi de ne pas créer de ministère de la Condition féminine. « Nous réitérons cette demande depuis de nombreuses années. Malheureusement, le gouvernement s’entête à ne nommer qu’une ministre responsable de cet enjeu pourtant névralgique », note la présidente. Depuis plusieurs jours, la pression s’est accentuée sur la CAQ, alors qu’une lettre signée par quelque 600 Québécoises et Québécois — dont la présidente de la CSN Caroline Senneville — a été publiée plus tôt cette semaine. « Mme Fréchette et son gouvernement doivent entendre la voix des femmes », affirme Caroline Senneville. Depuis le début de l’année 2026, dix femmes ont été tuées par des hommes. Elles s’appelaient : Tadjan’ah Desir (31 ans), Mary Tukalak Iqiquq (54 ans), Susana Rocha Cruz (44 ans), Véronic Champagne (40 ans), Marie-Kate Ottawa (39 ans), Sonia Maricela Gonzalez Vasquez (54 ans), Danielle Lascelles (67 ans), Julie Pontbriand (35 ans), Katerine Alejandra Mejia Salinas (18 ans) et Hiba Elrhazi (25 ans).
• Tramway et métro : Christine Fréchette doit s’entendre avec Ottawa.