Élèves malheureux au public régulier : On fait quoi ?


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Ils sont plus discriminés, plus intimidés, plus touchés par les problèmes de santé mentale. Ils se sentent moins en sécurité et jouissent d’une moins bonne qualité de vie. C’est le portrait des élèves qui fréquentent nos écoles publiques « régulières » par rapport à ceux qui ont le privilège d’accéder aux écoles privées ou aux programmes sélectifs offerts par le public, rapporte La Presse. Ce troublant constat est documenté dans la plus récente Enquête sur le bien-être des familles québécoises⁠1. Ça fait longtemps qu’on parle du système scolaire à trois vitesses au Québec. Ces statistiques, compilées pour la première fois, en sont le reflet. « On a affaire à des inégalités sociales de santé », résume Mélissa Généreux, médecin spécialiste en santé publique, professeure titulaire à l’Université de Sherbrooke et autrice de l’étude. « Il y a des groupes sociaux qui n’ont pas les mêmes niveaux de santé selon le groupe auquel ils appartiennent. » Les conclusions de l’enquête donnent évidemment des munitions à ceux qui veulent abolir le système d’éducation à trois vitesses. Stéphane Vigneault, coordonnateur du mouvement l’École ensemble, fait partie de ceux qui veulent réformer le système d’éducation. Le groupe propose une ambitieuse réforme au terme de laquelle il existerait trois types d’écoles : les écoles publiques, les écoles privées dites « conventionnées » et les écoles privées non conventionnées. Ces dernières pourraient choisir leurs élèves, mais ne recevraient aucune subvention. En Ontario, de telles écoles, où les frais sont très élevés, attirent environ 6 % des élèves. Les écoles privées conventionnées et les écoles publiques, elles, seraient gratuites et offertes aux élèves qui vivent à proximité. Elles auraient l’obligation d’offrir des parcours particuliers (sports, arts, etc.).