Gabriel Nadeau-Dubois s’intéresse à «ceux qu’on échappe» dans les écoles


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Les garçons écopent de façon disproportionnée de « l’école à trois vitesses », au Québec, constate le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, dans un livre blanc dévoilé ce mardi. Il réclame ainsi l’abolition du cheminement « régulier » dans les écoles de la province, de même que l’intégration des établissements privés subventionnés et publics au sein d’un système scolaire commun. « Le Québec est l’endroit au Canada où l’écart de la diplomation au secondaire entre les garçons et les filles est le plus grand », a relevé le député de Gouin mardi, en conférence de presse à Montréal. Un phénomène « qui devrait nous inquiéter » et qui est lié directement au modèle québécois de l’école « à trois vitesses », selon l’élu. Dans les dernières années, plusieurs groupes ont dénoncé les inégalités qui persistent dans la réussite scolaire, entre les garçons et les filles, de même qu’entre les élèves fréquentant une école privée, ceux suivant un programme pédagogique particulier (PPP) dans un établissement public ou encore ceux inscrits dans une classe ordinaire. Ce que plusieurs appellent communément « l’école à trois vitesses ». Après avoir compilé, avec son équipe, les résultats de quelque 80 demandes d’accès à l’information, le député publie ce mardi un document de 78 pages intitulé Ceux qu’on échappe : l’impact de l’école à trois vitesses sur la réussite des garçons, rapporte Le Devoir. Dans ce livre blanc, M. Nadeau-Dubois mentionne que c’est dans les écoles publiques ordinaires que non seulement le taux de décrochage des garçons est le plus élevé (à 27,1 %), mais aussi que l’écart avec les filles est le plus varié. Celles-ci y sont 7,2 % moins nombreuses que les garçons à décrocher pendant leur parcours scolaire, au public ordinaire, tandis que cette différence se limite à 3,1 % dans les écoles privées de la province et à 2,4 % chez les élèves au public suivant un PPP.