Sandrine Ricci déboulonne les mythes et préjugés sur les victimes d’agression


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« Les prédateurs peuvent se prévaloir […] de la présomption d’innocence. Je souhaite de toutes mes forces que les victimes puissent aussi bénéficier de la présomption d’honnêteté. » La Courageuse Annick Charrette a lancé cette formule puissante en pleine conférence de presse, mardi matin, alors que la décision de la cour des procédures civiles contre Gilbert Rozon venait d’être rendue, rapporte Emilie Nicolas dans Le Devoir. Pour Annick, le document qui a eu une incidence énorme dans sa propre compréhension du problème systémique, c’est le rapport d’expertise déposé par la chargée de cours et sociologue Sandrine Ricci et la psychologue Karine Baril. En plus de 80 pages, les deux chercheuses déboulonnent les mythes et préjugés sur les victimes d’agression sexuelles, leur psychologie, leurs comportements, leurs traumatismes, et la manière dont ils s’expriment. Il est d’ailleurs très clair, lorsqu’on parcourt la décision rendue, que la Cour s’est largement appuyée sur ce rapport pour étayer ses propres conclusions.

Autre intervention médiatique de Sandrine Ricci :
Le traitement judiciaire des agressions sexuelles, après les jugements Rozon.