Célibataires involontaires : L’université McGill se penche sur les incels


Classé dans : Monde social et de l’éducation | 0

Une tendance émerge chez les « incels », la communauté des « célibataires involontaires » remise sur le devant de la scène par la série Adolescence : celle de rester en marge de la société, rapporte La Presse canadienne. Alors que, d’après plusieurs études, les jeunes hommes des pays industrialisés se débattent dans le marché du travail face à des femmes qui réussissent de plus en plus, certains décident de devenir ce que la communauté en ligne appelle « NEET ». Cet acronyme signifie « Not in Education, Employment or Training », c’est-à-dire une personne qui n’est pas aux études, en emploi ou en formation. Toute personne peut devenir NEET. Néanmoins, les incels, tristement réputés pour la haine des femmes que revendiquent certains membres et des attaques comme celle de Toronto en 2018, sont plus susceptibles que les autres de le devenir. Une étude menée par l’ONG canadienne Organisation pour la prévention de la violence datant de 2020 montre que, sur un total de 670 incels interrogés, un sur quatre se disait NEET. Une autre étude, britannique cette fois, datant de 2024 et menée auprès de 561 incels, a montré que 18 % se déclaraient NEET. Ces études se sont penchées sur les proportions de cette tendance, mais une récente étude de l’Université McGill, publiée dans la revue Gender, Work & Organization, s’est plutôt intéressée à ses causes en étudiant les publications sur un forum incel.