Mandatée par l’Union étudiante du Québec (UEQ), la firme de sondages Léger a publié, en décembre 2024, un rapport sur l’insécurité alimentaire au sein de la population étudiante québécoise en milieu d’enseignement supérieur. Parmi les principaux constats : 33 % des personnes répondantes disent avoir connu une forme d’insuffisance alimentaire au cours de l’année précédente en raison d’un manque d’argent, peut-on lire sur Affaires universitaires. Les groupes les plus touchés? Les personnes immigrantes, celles qui habitent en milieu urbain et celles qui vivent seules ou en colocation. Ces dernières affirment parfois ne pas avoir les moyens de manger des repas équilibrés, devoir réduire leurs portions ou sauter des repas, craindre de manquer de nourriture ou avoir faim sans pouvoir manger. L’insécurité alimentaire a un impact sur la santé physique (p. ex. : perte de poids, manque de concentration ou d’énergie) ou mentale (p. ex. : faible estime de soi, anxiété, détresse psychologique, dépression) d’environ une personne étudiante sur quatre. Elle a également nui à la réussite académique dans 23 % des cas. Ces dernières années, les universités n’ont pas eu d’autres choix que de multiplier les initiatives afin de venir en aide à leur population étudiante qui peine à manger adéquatement faute de moyens. Toujours selon le sondage Léger, ce sont 17 % des étudiants et étudiantes qui ont eu recours à une forme d’aide alimentaire sur leur campus au cours de l’année précédente. Certains établissements, comme l’Université Concordia et l’Université du Québec en Outaouais (UQO), fournissent des repas gratuits ou à très petits prix préparés par des bénévoles. Plusieurs ont également mis sur pied un service de banque alimentaire – souvent en partenariat avec un organisme d’aide alimentaire de leur région – afin de distribuer des paniers de nourriture chaque semaine, comme c’est le cas à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), à l’École de technologie supérieure (ETS) et à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) notamment.