En tant que syndicat affilié à la CSN, nous sommes également affilié-es au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) et à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Ces deux instances se sont réunies au cours des deux dernières semaines.
Le 6 mai, avait lieu l’Assemblée générale mensuelle du CCMM qui est un moment privilégié pour se solidariser avec les luttes en cours dans la région de Montréal ou sur le plan national. Nous avons notamment abordé la question des manifestations du premier mai, qui feront l’objet d’un bilan en bonne et due forme au mois de juin mais qui ont été marquées cette année par un impressionnant front commun de plus de 205 organisations, syndicats et collectifs qui ont signé l’appel à la mobilisation pour le 1er mai 2026 « Vers la grève sociale. Solidarités et résistances populaire ».
L’instance a également reçu des syndicats en grève ou en lockout avec qui nous nous solidariserons non seulement par des dons que nous voterons lors de notre prochaine AG (le 4 juin) mais aussi par des actions ou des visites sur les piquets de grève. Ainsi, nous avons signé la lettre d’appui aux animatrices et animateurs de francisation du Cégep de St-Laurent, qui ont appris le 9 avril dernier la fermeture de leur programme et par conséquent, la perte de leur emploi. Cette décision est une conséquence directe des coupures caquistes en francisation dénoncées tant par la CSN que par le CCMM et la FNEEQ au sein desquelles ces collègues sont affiliées.
Aussi, nous soutenons le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN, qui exercent un mandat de grève générale illimitée, voté à 97% le 26 mars 2026 ; de même qu’avec le Syndicat des travailleur-euses des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN, en grève depuis le 30 mars, avec un vote également de 97%, mais qui fait fasse à des tactiques antisyndicales de la part de l’employeur qui a « eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants ».
Plusieurs autres sujets ont été abordés lors de cette AG du CCMM de même que dans le Conseil fédéral de la FNEEQ. Ne pouvant tous les couvrir, j’attire notre attention sur quelques sujets particulièrement intéressants.
D’abord, le Grand rendez-vous citoyen sur l’éducation, qui se tiendra les 5 et 6 juin prochains. Organisé par Debout pour l’école, qui a organisé la rédaction du Livre blanc citoyen sur l’éducation: Pour une nouvelle « révolution tranquille » en éducation, le Grand rendez-vous invite toutes « celles et ceux qui refusent de laisser l’école publique se dégrader » à se réunir pour réfléchir collectivement à des stratégies de mobilisation pour faire pression sur les partis politiques afin qu’ils fassent de la justice scolaire une réelle priorité.
Dans ce même ordre d’idées, la campagne de la Coalition Main Rouge « 20 milliards dans le filet social » propose 6 mesures concrètes pour une meilleure justice fiscale, dans son document Solutions fiscales 2026. Dans ce contexte et pour faire pression sur la campagne électorale à venir, la Coalition, de laquelle nous sommes membres, organise une manifestation à Québec le 5 juin prochain.
À ce propos, j’insiste aussi sur la campagne Faire front pour le Québec qui cherche à faire surgir des idées de justice sociale, de transition climatique juste ou de droits démocratiques, dans un espace public saturé par la droite.
Je souligne également la publication de la nouvelle version du glossaire Les mots de la diversité liée au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle, rédigé par Dom Dubuc, du Comité diversité sexuelle et pluralité des genres (DSPG) de la FNEEQ. Dom prend sa retraite bien méritée mais iel nous manquera.
Un autre comité DSPG, du CCMM cette fois-ci, fêtait son 35e anniversaire hier, dans un 5 à 7 commémorant également la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. L’événement a été très émouvant et inspirant, avec des témoignages de personnes se battant pour les droits de toustes.
Parlant de droits pour toustes, l’AG du CCMM a également reçu la visite d’une représentante du Comité autonome du travail du sexe (CATS) qui nous a sensibilisé à « la grève dans les strip-clubs et les salons de massage pour de meilleures conditions de travail », en insistant sur le fait que « le travail du sexe c’est de l’exploitation, comme tout autre travail » et que ce n’est qu’en se syndiquant que les travailleuses et les travailleurs du sexe pourront défendre leurs droits.
Je vous reviens la semaine prochaine avec d’autres nouvelles du Conseil fédéral de la FNEEQ et quelques nouvelles fraiches du 68e Congrès de la CSN, qui se déroulera toute la semaine prochaine, du 25 au 29 mai.
Ricardo Peñafiel
Vice-président, Relations intersyndicales