Plan Climat Canada : l’indispensable moratoire sur les sables bitumineux


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Cette note de l’IREC présente le moratoire sur la mise en œuvre des projets d’exploitation des sables bitumineux comme un choix éthique essentiel de la part du Canada pour atteindre les objectifs de réduction de la Conférence de Paris (COP 21). Ce moratoire ne signifierait pas la fin de l’exploitation du pétrole mais bien plutôt le renoncement à maintenir la croissance de son exploitation. L’année 1990 est l’année de référence universelle permettant de comparer l’effort de chacun des pays partenaires dans la lutte aux changements climatiques. C’est un choix établi depuis la parution du premier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), produit en cette même année 1990. Choisir une autre année de référence, postérieure à celle-ci, c’est sciemment chercher à présenter des cibles faussement élevées. En ce sens, lorsque le gouvernement Trudeau reprend la cible formulée par le gouvernement Harper de réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour 2030, par rapport à 2005, plutôt que de parler d’une réduction de 14% par rapport à 1990, il brouille la compréhension des faits. Qui cherche-t-on à tromper? Quoi qu’il en soit, si le gouvernement actuel ne veut pas perdre sa crédibilité dans ce domaine il devra, avant la fin de cette année, clarifier ses ambitions et s’engager à viser de nouvelles cibles de réduction, plus ambitieuses que celle du précédent gouvernement. Dans cette note, nous évaluons une cible de réduction qui découlerait d’un moratoire sur les sables bitumineux.