Les collèges privés subventionnés du Québec font face à un important déficit d’entretien de leurs infrastructures et à des ressources financières limitées, ce qui les amène à faire « des choix déchirants » pour préserver les services qu’ils offrent à leurs étudiants, constate l’association qui les représente. Elle réclame 9,8 millions pour que ses membres gardent la tête hors de l’eau, rapporte Le Devoir. Dans la dernière année, ces établissements collégiaux, qui forment quelque 20 000 étudiants par année, ont notamment été contraints, pour des raisons financières, de revoir la taille de projets liés entre autres à l’entretien de leurs immeubles ou à l’acquisition de matériel informatique. Plusieurs ont aussi fait des coupes dans leur personnel administratif. « Ça vient rajouter un stress supplémentaire sur les équipes qui sont déjà un peu plus restreintes », relève en entrevue au Devoir le directeur général de l’Association des collèges privés du Québec (ACPQ), Patrick Bérubé. Il constate ainsi que des établissements sont contraints d’effectuer des « choix déchirants » afin de « s’assurer que les services aux étudiants soient préservés » et d’éviter d’avoir à rehausser les droits de scolarité qui leur sont exigés. C’est dans ce contexte que l’association a déposé un mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires à Québec. Elle y réclame 9,8 millions de dollars afin d’annuler « les efforts budgétaires » qui lui avaient été demandés par l’État pour l’année 2025-2026 et de réinvestir dans un programme visant à améliorer la santé mentale et la réussite des étudiants. À lui seul, le manque à gagner estimé pour répondre aux besoins en entretien des immeubles gérés par ces collèges est évalué à 24 millions de dollars, indique le mémoire de l’ACPQ. Un « sous-financement », persistant depuis plusieurs années, qui amène des établissements « à un point de rupture », indique le document.