PEQ et immigration : Combien bénéficieraient d’une «clause grand-père» ?


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Le débat sur la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) par le ministère de l’Immigration du Québec a soulevé une levée de boucliers, à droite comme à gauche. Presque à l’unanimité, les intervenants ont réclamé une clause de droits acquis pour ces travailleurs et étudiants qui avaient commencé leurs parcours, en toute bonne foi, avec l’intention d’utiliser cette voie rapide pour obtenir leur résidence permanente. Mais la question qui se pose, c’est combien de possibles immigrants bénéficieraient d’une éventuelle « clause grand-père » ? Et quelles limites fixerait-on à cette clause ? Francis Vailles de La Presse a parlé à certains intervenants, puis posé la question au cabinet du ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge. Plus précisément, il a voulu connaître le bassin maximum de candidats possible, compte tenu des critères généraux du programme. Réponse du Ministère : 240 000.

Bref, difficile d’avoir des estimations précises, mais on peut penser que la clause de droits acquis sécuriserait possiblement la situation d’un maximum de 50 000 à 80 000 personnes sur trois ans, dont une bonne partie seraient admissibles autrement de toute façon. C’est loin d’être négligeable, mais n’oublions pas que ce sont des personnes bien formées, qui parlent français, qui occupent déjà un emploi (ou étudient) et qui remplissent des fonctions essentielles dans des organisations, notamment en région. Le Ministère aurait intérêt à raffiner rapidement ses estimations et la CAQ, à proposer une « clause grand-père » avec des balises claires.

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