Montée de l’intolérance à l’école : La haine au quotidien


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Face à la hausse des insultes homophobes et racistes, de même qu’à celle de la violence physique, des professeurs et des élèves tirent la sonnette d’alarme. Un recul important s’opère dans les écoles du Québec, préviennent-ils. Un dossier de trois textes d’Éric Martel, Fannie Arcand et Chloé Bourquin dans La Presse. De nombreux enseignants observent une augmentation de l’intolérance en classe, révélait plus tôt cette semaine une étude réalisée par Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’UQAM, en partenariat avec la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Une tendance corroborée par plusieurs professionnels de l’enseignement consultés par La Presse. En commençant à enseigner les arts plastiques dans une école du nord de l’île, en décembre 2024, M. Moulin a été abasourdi par les idéologies de certains de ses élèves. « Plusieurs d’entre eux idolâtraient Hitler », lâche-t-il. La montée de la haine dans les écoles peut surprendre, mais elle s’inscrit dans un contexte numérique et politique où l’intolérance est de plus en plus décomplexée. Comment intervenir auprès des jeunes ? « C’est multifactoriel », affirme d’emblée Marie-Eve Carignan, directrice du Pôle médias de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents (Chaire UNESCO-PREV). On observe notamment une augmentation des contenus misogynes et masculinistes en ligne, et certaines données indiquent que la détresse chez les jeunes garçons est en hausse, explique la chercheuse. Des élèves du secondaire victimes d’intimidation ont lancé mardi une pétition. Elles demandent à la direction de leur école de les écouter et de mieux les protéger.