Le tunnelier entre en scène : moins de danger et de travailleurs, commente Pierre Barrieau


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Avec ses 13 chantiers répartis sur 6 km, et ses employés travaillant jusqu’à 34 mètres sous terre, le prolongement de la ligne bleue est « le plus grand chantier public en cours du Québec », selon la Société de transport de Montréal (STM). Suivez le guide. La STM invitait, lundi, les journalistes à observer l’entrée du fameux tunnelier qui commencera à creuser en avril. Fabriqué en Allemagne, ce mastodonte a été livré par bateau en 100 «colis», dont certains avaient une taille tellement exceptionnelle qu’ils ont sillonné de nuit les rues de la ville. L’engin de 135 mètres de long et 10 mètres de diamètre est capable de réaliser simultanément plusieurs opérations : creuser le roc avec une gigantesque roue de coupe et extraire les débris grâce à une vis d’extraction, qui les envoie ensuite vers un convoyeur pour les sortir du tunnel. Le tunnelier, c’est plus coûteux, mais il y a beaucoup moins de dangers sur le chantier et il faut beaucoup moins de travailleurs, ce qui est non négligeable dans un contexte de rareté de main-d’œuvre en construction, résume Pierre Barrieau, chargé de cours en planification des transports, pour Radio-Canada. Le tunnelier creuse sur un axe horizontal, principalement pour construire les 4,6 km de tunnel jusqu’au terminus Anjou, qui devrait être atteint en 2028 en creusant à un rythme moyen de 10 à 15 mètres par jour, selon la STM.

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