01 décembre 2020 - Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM
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Communiqué du SPPEUQAM – Trimestre d’automne – 26 juin 2020

Les chargées et chargés de cours parlent d’une voix forte et unie

Réunis en assemblée générale spéciale le 10 juin dernier, les chargées et chargés de cours ont adopté une résolution traitant de nos revendications majeures pour un trimestre d’automne réussi. Celles-ci passent par la création d’un fonds dédié et concernent, entre autres, la compensation de la surcharge de travail (adaptation de nos cours, encadrement et formation), la réduction et le plafonnement de la taille des groupes-cours, des outils adéquats, la liberté académique, la propriété intellectuelle ainsi que la question des examens en présentiel.

Nos représentations auprès de divers interlocuteurs et instances, notamment la Commission des études (CÉ), le Conseil d’administration (CA), le Service du personnel enseignant (SPE) et les groupes de travail de la rectrice, ont continué dans cette veine. Pour faire entendre la voix des chargées et chargés de cours, diverses actions ont été entreprises : manifestation virtuelle ainsi que l’envoi d’une pétition aux membres du CA signée par près de 300 personnes chargées de cours en quelques jours. Merci à celles et ceux ayant participé !

Nous vous invitons à lire les initiatives de nos collègues. À la suite d’un premier article dans La Presse, un texte, cette fois dans Le Devoir, met brillamment en lumière les oubliés de la direction durant sa gestion de la crise sanitaire, qui semble sur la voie d’être transposée également en crise pédagogique. En effet, « Les chargés de cours crient au secours » !

Réponses de l’UQAM à nos revendications

Ses réponses demeurent, à ce stade, partielles et insatisfaisantes.

Quelques avancées ont été faites dans les échanges avec le SPE au sujet de la propriété intellectuelle et l’accès à Office 365 ProPlus. Nous sommes également en voie de régler les modalités concernant la rémunération des travaux découlant de la mention « Incomplet » du trimestre d’hiver jusqu’en septembre, soit sur la base de l’indemnité de 51 $/heure prévue à notre convention collective pour un maximum d’une heure par étudiante ou étudiant.

L’Info direction du 23 juin fait état d’annonces notamment sur l’accès aux locaux, les budgets d’auxiliaires d’enseignement et le matériel informatique. Le CA a aussi adopté une résolution le 23 juin sur le trimestre d’automne, mais celle-ci ne fait que mandater la direction de juger des suites appropriées à donner aux recommandations de la CÉ qui proposait au CA « De reconnaître la charge de travail que représente l’adaptation et l’encadrement d’un cours en non-présentiel, et la nécessité que celle-ci soit compensée ».

Dans tous les cas, nous n’avons aucune nouvelle concernant la surcharge de travail liée à la formation et l’adaptation de nos cours ni sur la taille des groupes-cours. Or, notre statut de contractuel impose une bonification de nos contrats pour allouer ces heures additionnelles essentielles à la qualité de notre enseignement en non-présentiel, qui ne peut se dérouler dans des amphithéâtres en ligne !

Est-ce que la direction de l’UQAM se moque de nous ?

En réponse à l’article publié dans Le Devoir, la rectrice a fait paraître une réplique, au sein de laquelle elle affirme : « valoriser et reconnaître le travail des personnes chargées de cours compte et me tient à cœur ». Pour aussi courtoises que soient nos relations avec l’administration, elles achoppent sur l’entêtement de l’UQAM à refuser d’agréer à nos demandes des plus légitimes. Par ailleurs, la rectrice semble très mal connaître le portrait de ses chargées et chargés de cours, car elle vante le fait que notre échelon salarial le plus élevé « dépasse […] ce qui est offert par la très grande majorité des autres universités québécoises », alors que seule une infime partie d’entre nous atteint le palier supérieur de l’échelle salariale.

L’UQAM semble ignorer volontairement les particularités de notre statut contractuel, nous faisant ainsi porter le coût de l’adaptation de nos cours et de la lourdeur de l’encadrement. La plupart des autres employés et employées de l’UQAM peuvent suivre des formations ou adapter leurs cours ou leurs pratiques à même leur temps de travail rémunéré, alors que nous, nous devons le faire « sur notre bras », en sacrifiant notre santé mentale et physique.

C’est le moment pour l’UQAM de passer de la parole aux actes ! Demeurez à l’affût de prochaines actions et communications.