À la jonction des autoroutes 10 et 30 naîtra en septembre prochain le produit de l’union entre l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et le centre de services scolaire Marie-Victorin (CSSMV) : une école primaire flambant neuve qui fonctionnera à la manière d’un hôpital universitaire, rapporte La Presse. « Ce projet d’envergure vise à renforcer les liens entre la recherche universitaire et la formation initiale et continue en enseignement », lit-on dans l’annonce commune officielle. Au téléphone, l’une des porteuses du dossier, Karine Labelle, vulgarise ce concept, forcément abstrait. « Ça renvoie à ce qu’on connaît des hôpitaux universitaires », lance la directrice adjointe du service des ressources éducatives du CSSMV, mais appliqué cette fois au milieu de l’enseignement. Le futur creuset d’innovation pédagogique doit accueillir environ 350 élèves à la rentrée 2026-2027. Dans les couloirs, les petits croiseront non seulement leurs amis et les habituels membres du personnel scolaire, mais aussi des étudiants en éducation de l’UQAM. « On ne va pas arriver là-bas avec nos gros sabots en prétendant détenir le savoir ! On va faire cela ensemble, imaginer l’école de demain ensemble », fait valoir Annie Dubeau, doyenne de la faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM. Il ne s’agit cependant pas d’une première au Québec : à l’école des Pionniers de Terrebonne, par exemple, le département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et le centre de services scolaire des Affluents (CSSDA) font équipe depuis quelques années. En plus de stimuler la recherche et l’innovation, ce type d’initiative pourrait contribuer à rendre la profession enseignante plus attrayante – un bénéfice qui aurait l’heur de plaire au CSSMV, dans le contexte de pénurie que l’on connaît.