Luc Renaud dit qu’on peut continuer de voyager à Cuba


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Avec les propos du président américain, Donald Trump, pressant Cuba d’accepter « avant qu’il ne soit trop tard » un « accord » dont il n’a pas précisé la nature, est-ce qu’un voyage vaut encore la peine ? Des experts décortiquent la question. « Dans tous les tout-inclus, au niveau de la sécurité première, je ne pense pas qu’il y ait de risque : personne ne va se faire attaquer », affirme d’emblée au Devoir Luc Renaud, professeur associé au Département d’études urbaines et touristiques. Pour ce spécialiste du tourisme en Amérique latine, il existe toutefois un risque que le voyage soit « moins confortable », notamment en ce qui a trait à la qualité de la nourriture, puisque le pays pourrait traverser une période marquée par des pénuries. Reste que, chez les touristes, la pénurie se fera radicalement moins ressentir que chez les Cubains, car « le tourisme est une vache à lait » pour le pays, explique M. Renaud. « Le pays a tendance à diriger les ressources, comme la nourriture ou les médicaments, vers les industries touristiques. Mais même s’il y a une pénurie de certains aliments, aucun voyageur ne va mourir de faim, mais ce ne sera pas une expérience nécessairement habituelle. »