Plafond d’heures imposé aux équipes-écoles : « C’est encore les élèves qui écopent »


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L’année scolaire vient à peine de commencer, et une orthopédagogue de la Montérégie en arrive déjà à ce constat : « C’est comme si j’avais une tâche de 200 %. », peut-on lire dans La Presse. Au même moment, à Montréal, un prof d’éducation physique se réjouit que les activités parascolaires soient maintenues, mais il ne sait pas ce qui pourrait passer à la trappe, pour compenser. Une direction d’école avait initialement décidé de sous-traiter des activités parascolaires plutôt que de les confier au personnel scolaire, comme d’habitude. La raison pour laquelle l’école voulait s’en remettre au privé ? Le plafond d’heures qu’a imposé le ministère de l’Éducation aux membres des équipes-écoles. « On voulait faire du parascolaire comme c’était le cas avant, et on ne pouvait pas, parce que ça rentre sur la masse salariale. Alors au départ, ils préféraient embaucher à l’externe, quitte à payer trois fois le prix, juste pour dire que ça ne rentre pas dans le budget d’opération des écoles », explique l’enseignant du centre de services scolaire de Montréal (CSSDM). En réduisant presque de moitié le pourcentage de la tâche d’une orthopédagogue d’une école primaire située en Montérégie, on a failli la perdre. « J’y ai pensé cet été », confie celle qui a sept années d’expérience, et qui a appris en juin dernier que son contrat dans une école défavorisée passerait de 100 % à 60 % en 2025-2026. L’autre tranche de 40 %, elle la fait dans un autre établissement. « L’an dernier, je voyais environ 60 élèves en difficulté dans mes 30 périodes, dans une école où il y a à peu près 240 élèves. Là, avec seulement 18 périodes, comment vais-je y arriver ? Qui va être vu ? », se demande-t-elle à voix haute au téléphone.