Des dizaines de conseils d’établissement, à Montréal et ailleurs dans la province, se mobilisent en adoptant des avis visant à dénoncer les effets du sous-financement du réseau de l’éducation sur la réussite et la persévérance scolaires des élèves, rapporte Le Devoir. Dans certains secteurs, parents et enseignants s’inquiètent même de l’avenir de leur école, qui tombe en ruine et peine à accueillir un nombre croissant d’élèves. Des avis formels destinés au Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) pour dénoncer le « sous-financement » du réseau scolaire et demander à l’organisation de faire des représentations auprès de Québec afin que l’État investisse les sommes nécessaires pour garantir des services de qualité — et stables — aux élèves ont été acheminés par les membres du conseil d’établissement de 12 écoles dans les dernières semaines. Selon ceux-ci, les « coupes budgétaires » dans le réseau de l’éducation menacent d’effriter « la réussite et la persévérance scolaires » des élèves. Parents et enseignants réclament donc un « réinvestissement massif » en éducation. À ces avis s’ajoutent une quinzaine d’autres, adoptés par des parents et des membres du personnel dans autant d’écoles du CSS des Chênes, à Drummondville, tandis que les conseils d’établissement de plusieurs écoles, situées entre autres en Estrie et en Montérégie, ont levé un drapeau rouge similaire, qui, espèrent-ils, sera perçu par les élus à l’Assemblée nationale.