La grève est une décision collective


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Quand on entend parler de grève, il n’est pas rare que les dents se mettent à grincer. Alors que les étudiantes et étudiants ont été relégués au «boycott», pour les autres, on n’hésite pas à parler carrément de «prise d’otage». Alors que les employées et employés de l’hôtellerie étaient en grève le 14 septembre à Montréal et à Québec, j’ai envie de revenir un peu sur ce qu’est, pour vrai, une grève, et les vraies victimes de sa mise en œuvre. Alors qu’un boycott est un geste individuel, la grève est une décision collective. Lorsqu’on choisit de faire grève, c’est un rapport de force qu’on cherche à mettre en place. On n’est pas en train de dire «moi, de ma position personnelle et individuelle, je suis insatisfaite», mais bien «ma job, pour moi, mes collègues et mes futurs collègues pourraient être mieux structurée». La première étape est bien sûr de négocier, mais, devant la fermeture de la partie patronale, on cherche comment mettre de la pression pour faire avancer les choses. Pas pour soi. Pour tout le monde.

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