Le recteur de l’UQAM Stéphane Pallage s’est dit « inquiet » la semaine dernière des effets de la montée de discours populistes et anti-immigration aux États-Unis comme au Québec en plus de solliciter davantage d’investissements du gouvernement, rapporte le Montréal Campus. « Les années à venir seront dures pour les universités aux États-Unis, mais aussi au Canada, où le discours populiste commence à discréditer les universités. Il faudra se battre pour préserver la liberté académique et l’autonomie universitaire si importantes pour la démocratie », a mis en garde le recteur lors de son discours semestriel hivernal, prononcé au lendemain de l’investiture du président américain Donald Trump. Près des deux tiers des républicain(e)s estiment que l’éducation supérieure a un impact négatif sur l’avenir des États-Unis, selon une étude du Pew Research Center. « Une présidence Trump affaiblira les universités. Un chef d’État dont la marque de commerce est le mensonge n’acceptera pas longtemps qu’un expert de l’Université de Pennsylvanie le contredise ouvertement », a argumenté le recteur.