Le ministre délégué à l’Économie, Christopher Skeete, a défendu son projet de loi, mercredi, alors qu’une certaine grogne se fait sentir face à la déréglementation touchant les heures d’ouverture dans les marchés d’alimentation et le nombre d’employés qui seront alors appelés à travailler en dehors des heures habituelles. Mais le grand syndicat qui représente 39 000 membres, la section locale 500 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), craint les répercussions sur le travail des jeunes, la nuit, les horaires prolongés et la persévérance scolaire, rapporte La Presse canadienne. Le projet de loi apporte certaines modifications relatives aux périodes d’admission du public dans les établissements commerciaux. Les TUAC, affiliés à la FTQ, voient une contradiction entre ce projet de loi et la loi adoptée par le ministre du Travail, Jean Boulet, qui a encadré le travail des jeunes d’âge scolaire, donc jusqu’à 16 ans. « En 2023, le gouvernement a adopté la loi 19 pour protéger les jeunes travailleurs de moins de 16 ans. Aujourd’hui, il menace ces mêmes acquis pour les 17 ans et plus. En pleine semaine de la persévérance scolaire, c’est un recul incompréhensible », a critiqué Rosannie Filato, des TUAC 500.