Les artistes du Québec traversent une période critique. Après les années de bouleversements causés par la pandémie et la précarisation croissante des conditions de travail dans le secteur culturel, les difficultés financières auxquelles ils font face ne cessent de s’accentuer. L’inflation, la rareté des contrats, la fermeture d’espaces de diffusion et la baisse des revenus autonomes plongent un nombre alarmant d’artistes dans une insécurité économique dramatique. Selon une étude de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, le revenu médian des artistes québécois se situe à environ 20 787 $ par année, bien en deçà du salaire moyen ; moins de 10 % des artistes professionnels au Québec réussissent à vivre confortablement de leur art, la majorité se trouvant dans une situation de précarité. La Fondation des artistes du Québec est témoin, chaque jour, de cette réalité, écrit sa directrice dans un texte publié par Le Devoir. Nous recevons des demandes urgentes d’aide financière de la part d’artistes qui n’ont plus les ressources nécessaires pour subvenir à leurs besoins de base. En 2024, la Fondation des artistes a reçu en moyenne 2,3 demandes d’aide par jour, soit plus de 860 artistes ayant sollicité un soutien financier et psychosocial d’urgence.
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