Après plus de 45 ans à travailler en formation professionnelle, j’ai décidé de rêver la formation professionnelle plutôt que de me concentrer sur ce qui ne fonctionne pas, explique Henri Boudreault dans un texte publié par Le Devoir. Je veux laisser aller mon imagination pour penser à un avenir prometteur qui découlerait d’un présent visionnaire. La formation professionnelle est souvent victime d’une fâcheuse tendance à séparer les capacités d’un élève à apprendre avec sa tête ou avec ses mains. Lorsqu’un élève éprouve des difficultés à l’école, il est couramment orienté vers un métier de la formation professionnelle, en fonction des préalables exigés. Un élève m’a déjà confié un jour que ce n’est pas parce qu’il apprenait à partir d’un contexte plus pratique que cela faisait de lui une personne ayant des limitations. Apprendre un métier implique de se servir de sa tête, de ses mains et de son cœur. La tête pour comprendre, les mains pour faire, le cœur pour aimer ce que l’on fait.