Les créateurs québécois soutiennent avoir été désavantagés pendant des années par la méthode que la SOCAN a utilisée pour calculer les redevances radio. Une demande d’action collective avait déjà été déposée en 2022 pour une période précise s’étalant sur 18 mois. La Presse a appris qu’un amendement a été soumis jeudi passé pour élargir la portée de l’action. Les ayants droit estiment aujourd’hui que « des millions de dollars » ne leur ont pas été versés. Explications. La valeur d’une rotation à la radio est pondérée par la SOCAN en fonction de différents critères. La méthode de calcul utilisée jusqu’en décembre 2020 sous-estimait la portée réelle de la musique québécoise, soutient-on dans cette demande d’action collective. « Il y a moins de stations de radio au Québec qu’au Canada [anglais], mais les stations au Québec ont plus d’auditeurs et génèrent plus de revenus publicitaires. Jusqu’en 2020, la SOCAN n’en tenait pas compte, on était donc moins payés », a résumé Sébastien Fréchette, alias Biz de Loco Locass, l’un des codemandeurs dans le dossier, en entrevue avec La Presse.