Rafael Jacob pose la question : Donald Trump peut-il ignorer la Cour suprême ?


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La Constitution des États-Unis établit un système ingénieux de « poids et contrepoids » dont on connaît bien les grandes lignes : la séparation des pouvoirs entre l’exécutif (le président, son vice-président et son cabinet), le législatif (les élus du Congrès) et le judiciaire (les cours) — en plus de celle entre le gouvernement fédéral, les États et les citoyens, écrit le chargé de cours et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand Rafael Jacob dans L’actualité. La Constitution ne donne pas une directive claire quant à savoir quel pouvoir a préséance sur un autre. Il reste que la société américaine reconnaît de manière quasi universelle la primauté du judiciaire — et donc, ultimement, de la Cour suprême — en vertu d’un précédent… venu de la Cour elle-même en 1803.  J’écris « de manière quasi universelle », car dans les derniers jours, Donald Trump et son vice-président ont remis en question cette tradition, ce qui pourrait mener à une crise constitutionnelle majeure.