Les refuges pour femmes victimes de violence existent depuis 50 ans au Québec, rapporte Le Devoir. Depuis un demi-siècle, elles sont les « gardiennes de l’espoir », a déclaré Marie-Christine Plante, la directrice générale de Carrefour pour Elle, la première maison d’hébergement à ouvrir ses portes le 6 janvier 1975, à Longueuil. La Fédération des maisons d’hébergement pour femmes souligne, dans une lettre ouverte transmise aux médias cette semaine, que 1975 marque un jalon historique pour la société et pour les luttes féministes au Québec. Dans les années 1970, les femmes victimes de violence conjugale sont souvent rejetées par leur entourage et contraintes de vivre dans la pauvreté, rappelle tristement le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale sur son site Web. « En effet, le divorce est très mal vu et condamné par l’Église, et les possibilités d’autonomie économique pour les femmes sont presque nulles. Une femme divorcée est catégorisée comme une femme de mauvaise vie. » Une porte s’ouvre pour elles avec la fondation du Carrefour pour Elle de Longueuil, suivi d’un autre refuge à Montréal la même année et de cinq nouvelles maisons d’hébergement en 1976. Il y en a désormais plus d’une centaine, souligne Mme Plante en entrevue.
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