L’annonce du report de construction et d’agrandissement d’écoles sème la consternation dans les milieux scolaires, qui doivent déjà composer avec un gel d’embauche, des coupes de 400 millions de dollars en entretien des bâtiments et des coupes supplémentaires de 200 millions annoncées en décembre, soutient le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) dans La Presse. Cette semaine, une cinquantaine de conseillers en ressources matérielles, chargés des projets de constructions et de rénovation d’école du Centre de services scolaires de Montréal, apprennent qu’ils seront mis à pied à la fin de l’année, malgré leur expertise essentielle. La science est sans appel : l’espace dont disposent les élèves et le personnel scolaire dans les écoles du Québec a une incidence cruciale sur leurs conditions de vie, de santé mentale et de bien-être physique ainsi que sur les conditions d’apprentissage. Entasser des élèves et du personnel dans des écoles qui débordent, parfois sans locaux consacrés au service de garde, aux spécialités ou aux bibliothèques, c’est créer des conditions propices aux conduites agressives, aux incivilités et à une recrudescence de la violence.