Les demandes d’admission d’étudiants étrangers dans les universités s’affaissent


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Alors que Québec n’a même pas encore rendu publics les plafonds d’étudiants étrangers dans les universités, les demandes d’admission provenant de l’extérieur du pays sont en chute libre dans certaines universités. C’est ce qui se dégage des réponses obtenues par La Presse canadienne, qui a cherché à savoir auprès des universités accueillant les plus fortes proportions d’étudiants étrangers si la seule menace d’imposer des plafonds avait déjà une incidence avant que ceux-ci ne soient annoncés. Bien que le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, ait promis d’épargner les programmes en région, des voix s’étaient élevées de partout réclamant, entre autres, qu’il évite d’imposer des quotas pour les étudiants de deuxième et troisième cycles (maîtrise et doctorat), qui sont au cœur de la recherche scientifique québécoise. Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec croisées avec celles du ministère de l’Éducation, les 19 universités québécoises accueillent un peu plus de 56 000 étudiants étrangers, soit 18,4 % d’une population étudiante d’un peu plus de 306 000 personnes. La moitié (51,1 %) de ces étudiants est aux deuxième et troisième cycles. Sur le lot, six universités comptent plus de 25 % d’étudiants étrangers parmi leur effectif étudiant total.