Privatisation ou comment échouer sa transition énergétique en 4 étapes faciles : 2e partie


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Dans un précédent billet, nous avons expliqué pourquoi le pouvoir privé sur l’investissement dans les énergies renouvelables limite leur développement. Dans ce billet, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques analyse comment ces enseignements peuvent nous servir à comprendre la situation au Québec et le projet de loi 69 sur l’énergie. L’exception du Québec : combien de temps encore ? La situation de l’électricité au Québec est bien différente de celle des marchés de l’électricité ailleurs dans le monde à deux égards : non seulement notre électricité est déjà décarbonée, mais elle est en plus contrôlée principalement par un monopole public et n’est pas vendue aux consommateurs finaux en fonction de mécanismes du marché. En effet, au Québec, comme dans certains États des États-Unis, le prix de l’électricité est fermement régulé par des commissions publiques (ici, la Régie de l’énergie), sur la base du coût d’opération. Cet encadrement, qui s’est imposé dans nombre d’États dès le milieu du XXe siècle, repose sur une conception de l’électricité comme un service public indispensable à la satisfaction des besoins sociaux plutôt que comme une marchandise.