La CSQ réagissent vendredi au rapport des accompagnateurs à l’école Bedford découlant de l’enquête déclenchée par le ministère de l’Éducation. Si, d’emblée, un certain nombre des constats et des recommandations vont de soi pour la CSQ, d’autres éléments font toutefois sourciller. « La grande question qui nous vient, à chaud, en prenant connaissance du contenu du rapport, c’est : mais qu’en est-il des mécanismes déjà en place? Qu’en est-il aussi du rôle des directions d’école, de l’employeur? Parce qu’avant d’imposer davantage de nouvelles mesures, il faut se questionner sur ce qui n’a pas fonctionné dans ces cas précis », a fait valoir le président de la CSQ, Éric Gingras. La CSQ se questionne sur le fait que le rapport propose des solutions généralisées à l’ensemble du réseau scolaire alors que les problématiques sont localisées. En ce qui concerne l’évaluation des enseignantes et enseignants aux deux ans, la CSQ estime nécessaire de rappeler que les pouvoirs d’évaluation et de supervision pédagogiques existent déjà dans la Loi sur l’instruction publique. En effet, les directions d’établissement disposent déjà de tous les leviers nécessaires pour assurer la supervision et l’évaluation des enseignantes et enseignants. Or, si cette évaluation ne se fait pas comme il se doit, c’est faute de temps et de ressources dans les milieux.
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