Qu’elles soient le fait de maladies, de vacances en famille ou d’activités sportives, les absences d’élèves préoccupent, car elles peuvent nuire à la réussite scolaire en plus d’alourdir le travail des enseignants. Premier texte d’une série de trois. Les périodes d’absence se comptent par millions dans les écoles du Québec chaque année, mais il est impossible de prendre la pleine mesure du problème puisque le gouvernement ne compile pas de données suffisamment complètes et fiables pour comprendre l’ampleur et les sources du problème. Après avoir fait une demande d’accès à l’information auprès du ministère de l’Éducation, Le Devoir a compté près de 10,8 millions de périodes d’absence d’élèves dans les écoles publiques de la province, entre le 6 septembre 2022 et le 15 janvier dernier. Le hic : le ministère n’a comptabilisé les absences que le lundi et le mercredi en 2022-2023, puis uniquement le mercredi depuis. Les chiffres obtenus ne représentent donc qu’une fraction de la réalité. « Il y a clairement un problème là », lance le porte-parole du Regroupement des comités de parents autonomes du Québec, Sylvain Martel, qui s’étonne de voir que le ministère de l’Éducation ne documente pas de façon plus assidue ces absences, tout comme leurs causes.