Des écrivains, des cinéastes, des metteurs en scène, des professeurs et des artisans de la culture dénoncent, d’une même voix, l’abandon par la direction de la Grande Bibliothèque de ses jardins et de ses espaces verts adjacents au profit de la construction d’un gigaposte électrique d’Hydro-Québec. L’écrivain Michel Tremblay comme les cinéastes Denys Arcand et Diane Obomsawin, en passant par le professeur émérite Gérard Bouchard et Kev Lambert, lauréat du prix Médicis, comptent parmi plusieurs hautes figures de la société québécoise qui demandent à l’État de revenir sur sa décision de construire un poste électrique de 315 000 volts devant la gare d’autocars de Montréal. Non seulement ce poste fera-t-il disparaître pratiquement l’ensemble des terrains verts, mais il va écraser « de son volume tout le quartier environnant », indiquent les signataires. Aussi demandent-ils « la rétrocession de ce terrain à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) » et qu’Hydro-Québec s’engage à explorer d’« autres avenues ». À l’heure où Le Devoir l’a consultée, cette pétition avait déjà reçu plus de 600 signatures. Les signataires affirment s’indigner de cette « décision à courte vue » et opérée de surcroît « en dehors de toute véritable discussion publique ».
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