Itinérance et logement : Des élections municipales sur fond de crises


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Partout dans la province, les Québécois voteront pour choisir leur maire et leurs conseillers municipaux le 2 novembre prochain. De chaudes luttes sont à prévoir dans plusieurs villes, où les crises du logement, de l’itinérance et de la mobilité dominent les débats, rapporte La Presse. Avec un loyer demandé de 1930 $ en moyenne pour un appartement de deux chambres – une hausse de 71 % en six ans –, Montréal n’est assurément plus une ville abordable pour beaucoup de ménages. Le prix des logements a aussi explosé dans d’autres villes comme Québec, Drummondville, Sherbrooke ou Gatineau. L’itinérance est plus visible que jamais, et pas seulement dans les grandes villes. On retrouve depuis quelques années des sans-abri partout au Québec. Selon un dénombrement mené en 2022, plus de 10 000 personnes seraient en situation d’itinérance dans la province, mais l’estimation n’a pas encore été mise à jour et ce nombre est sans doute beaucoup plus élevé, selon les observateurs. Dans le métro de Montréal, la crise est telle que le flânage – autrement dit, le fait de dormir sur des bancs ou des quais – est maintenant interdit. Les élus de la métropole réclament un plan national et l’ouverture de ressources à haute capacité 24 heures sur 24 au centre-ville. Si les pistes cyclables ont la cote dans bon nombre de villes, les projets de transport collectif, eux, sont au ralenti un peu partout malgré la demande. Hormis le Réseau express métropolitain (REM) et le prolongement de la ligne bleue à Montréal – deux chantiers qui ne sont pas encore finalisés –, peu de projets sont sur les rails.

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