La Santé publique de Montréal s’inquiète de la violence dans les écoles. Après une tendance historique à la baisse, de nouvelles données montrent qu’elle augmente – et particulièrement à l’égard des filles, rapporte La Presse. « C’est un problème de santé publique », affirme Ariane de Palacio, agente de recherche à la Direction régionale de santé publique de Montréal, qui publie ce mercredi un rapport sur la violence dans les écoles. La proportion d’élèves disant vivre de la violence a atteint 41 % en 2022-2023, contre 36 % en 2016-2017 à Montréal. Elle dépasse même le taux observé en 2010-2011, alors qu’il s’élevait à 39 %. Les données sont tirées de la plus récente édition de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire, réalisée par l’Institut de la statistique du Québec. Elles ont été collectées à partir de questionnaires remplis par 5800 élèves dans une centaine d’écoles secondaires publiques et privées de Montréal. Les données présentées dans le rapport sont frappantes : la violence en milieu scolaire augmente essentiellement à l’égard des filles. En 2022-2023, 38 % d’entre elles ont déclaré vivre de la violence. Il s’agit d’une hausse significative par rapport à la proportion observée en 2010-2011, soit 31 %. Par comparaison, la violence envers les garçons a globalement diminué au cours de la même période, malgré une légère hausse dans les dernières années. « La violence envers les filles, elle est extrêmement préoccupante. Elle va de pair avec le renforcement de discours qui contribuent à dégrader les normes sociales et une banalisation de certains types de violence », estime Ariane de Palacio, agente de recherche à la Direction régionale de santé publique de Montréal. Récemment, un autre rapport de la Santé publique de Montréal faisait état d’une augmentation de la violence chez les jeunes dans leurs relations intimes. En effet, 38 % d’entre eux rapportaient avoir subi au moins une forme de violence de la part de leur partenaire, les filles plus que les garçons.
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