Universités québécoises : Sous-financement, quotas et crise de recrutement 


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Entre restrictions migratoires, politiques linguistiques, remise en question de la liberté académique et coupes budgétaires, les universités du Québec traversent une tempête sans précédent, peut-on lire sur Affaires universitaires. Les politiques gouvernementales visant à freiner l’arrivée d’étudiantes et d’étudiants internationaux, ainsi que celle de Canadiennes et Canadiens anglophones des autres provinces, ont bel et bien produit leurs effets. Les universités québécoises paraissent soudainement moins accueillantes à l’extérieur de la province. Certaines pourraient même peiner à atteindre les quotas d’admissions qui leur ont été imposés. Cette baisse de revenus et de talents s’ajoute à un sous-financement chronique et à de récentes coupes dans l’enveloppe gouvernementale.  Résultat : une tempête parfaite se déchaîne sur les universités québécoises. « Depuis deux ans, le discours public, autant du gouvernement fédéral que provincial, a fait en sorte que le Québec n’est plus vu comme en endroit accueillant pour les étudiantes et les étudiants d’ailleurs », affirme d’emblée Christian Blanchette, président du conseil d’administration du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI). Ainsi, d’après les données préliminaires récoltées par le BCI pour l’ensemble des universités québécoises en date du 25 septembre 2025, la baisse des inscriptions de nouvelles étudiantes et de nouveaux étudiants provenant de l’international au premier cycle a chuté de près de 25 % par rapport à l’automne 2024. Que s’est-il passé, exactement ? Pour diminuer la pression sur les logements, les soins de santé et d’autres services au pays, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) a réduit de 35 % le nombre de permis d’études délivrés en 2024 par rapport à 2023, puis d’un autre 10 % pour 2025, par rapport à 2024. 

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