Après une décennie de coupes et de gel des droits de scolarité, les universités de la province misent sur des alliances et de nouveaux revenus pour se projeter, peut-on lire sur Affaires universitaires. Sur les 24 universités de la province, 17 ont été ou sont encore assujetties à des examens de l’efficacité commandés par le gouvernement et confiés à des tiers. Plusieurs doivent composer avec des déficits qui forcent des coupes dans les programmes, le professorat et le personnel administratif. L’Université Carleton à Ottawa prévoit un déficit de 32 millions de dollars en 2025-2026; l’Université Queen’s à Kingston, 26,4 millions; et l’Université de Waterloo, 44 millions. « Gratter les fonds de tiroir ne suffit plus », constate Nigmendra Narain, ancien président de l’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario (OCUFA) et chargé de cours en sciences politiques à l’Université Western (London). « Il faut carrément vendre les meubles. » Malgré les épreuves, les universités se sont adaptées et se relèvent aujourd’hui prêtes à se battre. Alors que les tensions commerciales avec les États-Unis se multiplient, les responsables politiques cherchent à réduire la dépendance de l’Ontario et du Canada à leur voisin du Sud. Les universités leur offrent une solution : leurs activités de recherche, d’enseignement et de formation peuvent soutenir les priorités gouvernementales dans des secteurs tels que les minéraux critiques, la fabrication de pointe, l’énergie nucléaire et les sciences de la vie.