Concordia annonce le non-renouvellement de certains contrats d’enseignement et le report de congés sabbatiques précédemment approuvés. L’université montréalaise a invoqué d’importantes restrictions budgétaires, elles-mêmes imputables aux politiques d’immigration fédérales et provinciales, pour expliquer cette décision, rapporte La Presse canadienne. L’établissement universitaire propose également des programmes de retraite volontaire aux professeurs à temps plein, une mesure parmi d’autres mesures de réduction des coûts annoncées plus tôt cette semaine par le recteur, Graham Carr, pour redresser les finances de l’établissement. Les difficultés rencontrées par Concordia reflètent celles que connaissent les universités de tout le pays en raison des restrictions imposées aux étudiants internationaux. Le Québec a plafonné le nombre d’étudiants étrangers inscrits ; le Canada, quant à lui, prévoit de réduire de moitié le nombre de visas d’études prévus pour les trois prochaines années, le ramenant à 155 000 en 2026, contre environ 306 000 dans le plan de l’année précédente. Par conséquent, les établissements d’enseignement postsecondaire du Canada subissent d’importantes compressions budgétaires dues à la baisse des revenus provenant des frais de scolarité des étudiants étrangers. Ceux-ci sont généralement quatre à cinq fois plus élevés que ceux des étudiants canadiens. À Concordia, les inscriptions d’étudiants internationaux ont chuté de 23 % cette année par rapport à 2024, selon les chiffres publiés par l’université, tandis que les demandes d’admission d’étudiants étrangers ont diminué de 40 %.