Il faut saluer l’adoption de la réforme du programme de français du primaire et du secondaire du ministère de l’Éducation. Ce programme mis à l’essai dans une cinquantaine de classes comporte plusieurs points positifs qui répondent aux demandes des experts, rapporte Marie-Éva de Villers dans Le Devoir. Ce qui apparaît très important, c’est la pratique quotidienne de la lecture par les élèves. En effet, c’est uniquement en lisant fréquemment que les élèves peuvent apprendre à lire de façon fluide et satisfaisante afin d’être à même de comprendre ce qu’ils lisent. Et toutes les études montrent que l’aptitude à lire est fondamentale pour les apprentissages de toutes les disciplines. Ce qui est tout aussi essentiel, c’est l’écriture quotidienne de courts textes. Ce n’est pas en remplissant les pages des cahiers d’exercices que l’on apprend à écrire et que l’on mémorise des notions, des connaissances, c’est en écrivant. Cependant, pour que cette pratique de l’écriture donne des résultats, il importe que les élèves reçoivent de la rétroaction, c’est-à-dire que leurs écrits soient corrigés et commentés. La question qui se pose : les enseignants auront-ils le temps de faire ces corrections ?