Une nouvelle campagne pour lutter contre le masculinisme chez les jeunes


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Dans une salle d’entraînement, un homosexuel, ou un jeune homme moins musclé, se fait harceler au sujet de son orientation sexuelle ou de son pouvoir de séduction. Cette scène, qui est aussi décrite dans une étude toute récente sur la hausse des propos et des attitudes masculinistes et d’intolérance dans les écoles primaires et secondaires, fait partie du nouveau volet de la campagne de prévention de ces comportements du ministère de l’Enseignement supérieur, On s’écoute. Certains chiffres lancés dans cette campagne sont affolants, rapporte Le Devoir. On y avance par exemple que 34 % des élèves montréalais adhèrent à un discours masculiniste et que 75 % des jeunes de 15 à 25 ans souscrivent à un discours qui remet en question la crédibilité des victimes d’agressions sexuelles. Cette dernière statistique « nous a vraiment préoccupés », dit Léa Clermont-Dion, chargée de cours, chercheuse et autrice, qui dirige la campagne. Les organisateurs de la campagne sont en contact avec 151 établissements d’enseignement supérieur. Mais la campagne s’adresse à l’ensemble de la jeunesse québécoise, dit-elle. La montée du masculinisme, on le sait, n’est pas propre au Québec. « En France, le [Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes] vient de faire paraître un rapport qui sonne l’alerte concernant la menace de la nébuleuse masculiniste sur la société, et particulièrement sur la jeunesse. Donc, il y a un contexte international, on s’interroge et on est préoccupés. »

Le masculinisme gagne du terrain et un jeune Québécois sur cinq se méfie du féminisme.