L’Alliance interprovinciale de l’assurance-emploi, composée de syndicats et de groupes communautaires pour la défense des sans-emplois dans tout l’Est du pays, exige une réforme majeure de l’assurance-emploi et des mesures urgentes pour soutenir les multiples oublié-es de l’assurance-emploi, et en particulier les travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière. Une délégation d’une vingtaine de personnes provenant de plusieurs provinces était mercredi à Ottawa afin de livrer un message clair au ministre des Finances : il y a urgence d’agir pour nos régions ! Munis de jarres remplies de cennes noires, les membres de l’Alliance rappellent que mettre fin au « trou noir » de l’assurance-emploi ne coûterait que… quelques cennes. Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse ou Terre-Neuve : partout dans l’Est du Canada, les travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière se retrouvent chaque année sans revenu pendant plusieurs semaines à cause de paramètres administratifs mal adaptés aux réalités des régions. Pourtant, ces personnes occupent des emplois essentiels à l’économie régionale : pêche, transformation du poisson, foresterie, construction, tourisme, pourvoiries, lutte contre les incendies… Le problème est connu : entre la fin des prestations d’assurance-emploi et le retour au travail, un vide se crée. C’est ce que l’on appelle le « trou noir ». La coalition réclame une réforme en profondeur de l’assurance-emploi afin d’en élargir l’accès et de mieux contrer les aléas du travail saisonnier. À court terme, elle demande la prolongation et l’amélioration du projet-pilote qui prend fin en octobre 2026 et octroie cinq semaines supplémentaires de prestations aux travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière. Les différents groupes demandent que cette mesure soit non seulement maintenue, mais pérennisée et bonifiée de 15 semaines.