D’ici la fin du mois de septembre, un contrôle parental sera implanté sur ChatGPT, le logiciel d’intelligence artificielle générative d’OpenAI, rapporte Radio-Canada. Cette mesure protégera-t-elle vraiment les jeunes? Des spécialistes en doutent. Simon Duguay, professeur d’informatique à l’École secondaire De Rochebelle, a l’habitude de discuter en classe de questions éthiques entourant l’IA. Il a été témoin des changements dans la façon dont ses élèves perçoivent cette technologie au cours des trois dernières années. «D’une année à l’autre, le discours collectif sur les amis IA a changé. C’est passé de « personne ne ferait jamais ça », en 2023, à « voyons, c’est [gênant] », en 2024, à « oui, on en connaît certains qui le font », en 2025
», raconte-t-il. «Quand mes élèves me disent : « Je n’irais jamais voir une IA pour poser ces questions-là », c’est aussi de leur rappeler [aux élèves] que ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’avoir un cercle d’amis, une famille qui les écoute et qui est là pour eux», raconte Simon Duguay, professeur d’informatique à l’École secondaire De Rochebelle. Selon des documents judiciaires, «ChatGPT était devenu le confident le plus proche
» d’Adam Raine, 16 ans, qui s’est enlevé la vie fin avril. Ses parents poursuivent OpenAI pour négligence, affirmant que leur fils avait confié à la machine ses problèmes d’anxiété et ses pensées suicidaires, sans qu’elle tente de l’en détourner, bien au contraire.
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