« Les services de garde universels peuvent faire du mal aux enfants » et les élus doivent bien se garder d’imiter le modèle québécois, écrit sans ménagement le prestigieux magazine anglais The Economist. Pour des chercheurs d’ici, la réalité est autrement plus nuancée, rapporte La Presse. Yolande Brunelle, chargée de cours et ex-directrice d’école qui a mis sur pied avant l’heure un projet pilote de maternelle 4 ans à temps plein en milieu défavorisé, croit qu’il faut voir le texte de The Economist pour ce qu’il est : une charge idéologique qui cherche à « favoriser le retour des femmes à la maison et à leurs chaudrons en leur faisant croire que les soins donnés dans les centres de la petite enfance sont néfastes pour le développement des enfants ». Elle signale par ailleurs que The Economist néglige de dire que les services de garde universelle sont aussi assortis de congés de maternité et de congé parental. Autrement dit : les bébés fraîchement expulsés de l’utérus n’entrent pas dans l’heure au centre de la petite enfance (CPE).