Mettre fin aux propos haineux et violents contre les chercheurs en sciences sociales


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Nous, professeures et professeurs en sciences sociales de l’Université Laval, ainsi que des collègues d’autres facultés de notre institution de recherche et d’enseignement supérieur, lançons cet appel pour condamner fermement les propos haineux et violents tenus à l’encontre des chercheurs en sciences sociales. Depuis quelques années en effet, et de façon plus récurrente en 2016-2017, certains chroniqueurs (radios, quotidiens de presse) et leurs lecteurs et auditeurs s’évertuent à émettre des propos haineux et des violences verbales peu subtiles aux chercheurs universitaires qui, en prenant la parole dans l’espace public québécois, assument leur responsabilité sociale en éclairant scientifiquement des enjeux sociaux sensibles tels que la misogynie et l’homophobie, et des tensions liées à l’immigration et à la religion, ou encore le racisme, l’islamophobie et autres formes de radicalisations violentes ou menant à la violence.

Les sciences sociales et humaines, pour quoi faire ?


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La question de l’avenir des sciences sociales revient périodiquement comme une interrogation sur nous-mêmes et sur nos sociétés. Aux États-Unis, l’American Academy of Arts and Sciences publiait, en 2013, un important plaidoyer en faveur des sciences sociales et humaines, des arts et des lettres. On s’y inquiète des compressions imposées au secteur des «Humanities», en tant que champ de connaissance. En France, une importante mobilisation autour de l’avenir des sciences sociales et humaines a conduit à la création de l’Alliance Athéna, un collectif voué à la défense et à la promotion de ces sciences destinées à l’étude de la «constitution de l’humain et du fonctionnement du monde social».

Les sciences sociales, berceau des tricheurs à l’Université d’Ottawa


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Plus de 1 500 étudiantes et étudiants de l’Université d’Ottawa ont été pris la main dans le sac à tricher, au cours des dernières années, un nombre qui a pratiquement doublé en sept ans. Les plus grands tricheurs étudient en sciences sociales et en arts, révèlent des documents obtenus par Le Droit en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Depuis 2007, ceux-ci comptent pour plus de la moitié des 1 535 cas de fraude scolaire. À l’instar des inscriptions, le nombre de tricheurs ne fait qu’augmenter sur le campus, ayant passé de 152 étudiants en 2006-2007 à 288 et 268 étudiants en 2011-2012 et 2012-2013.