Au menu des États généraux de l’enseignement supérieur : la pieuvre de l’économie du savoir


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«Gouvernance», «clientèle étudiante», «internationalisation», «assurance qualité»…: un nouveau lexique, de nouveaux concepts ont intégré le milieu de l’enseignement supérieur depuis plus d’une vingtaine d’années. Autant de petits pas qui nous ont progressivement entraînés vers une autre vision de l’éducation. Inoffensif en apparence, ce glissement a entraîné une nouvelle approche du savoir, une nouvelle conception de l’enseignement et de sa «gestion», une nouvelle définition des principaux acteurs de l’enseignement supérieur, étudiantes et étudiants y compris. Le premier rendez-vous des États généraux de l’enseignement supérieur (ÉGES) de mai 2017 a permis de nous élever au-dessus de ce système qui envisage l’éducation strictement en termes économiques, la marchandisation de l’éducation, et de nous poser un instant pour revenir à la base de la mission fondamentale de l’enseignement supérieur.

Formation à tout âge : le nouveau défi des universités


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«L’acquisition de savoirs ne doit plus être vue comme un moment de la vie, mais comme une manière de vivre.» Le commentaire, prononcé par le doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, Frédéric Bouchard, résume bien l’esprit qui contamine de plus en plus les hauts lieux de la connaissance en cette ère de l’économie du savoir. Pour le doyen, les universités ne doivent plus être perçues tout bonnement comme l’étape d’acquisition des connaissances qui suit le cégep, mais davantage comme un lieu de formation continue. La présence de plus en plus visible d’aînés dans les cours universitaires est la conséquence d’une époque où le savoir est devenu une valeur essentielle non seulement à l’évolution collective, mais aussi à la croissance personnelle.

Pour en finir avec les mantras de l’«économie du savoir» : vers la création d’un conseil des collèges et d’un conseil des universités?


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Le ministère de l’Éducation mènera des consultations en vue de créer un conseil des collèges, un conseil des universités et une commission mixte de l’enseignement supérieur. Ce billet traite plus spécifiquement de la création d’un conseil des collèges, en soulevant plus généralement le problème des orientations mal avisées qui dirigent les débats sur l’enseignement supérieur depuis plusieurs décennies. S’il y a donc une proposition très concrète à faire, c’est la suivante: qu’un éventuel conseil des collèges ou des universités ait comme tâche première de faire un bilan critique des théories du capital humain, de l’approche par compétences, de l’économie du savoir, de la «gouvernance» du développement dit durable, de l’«assurance-qualité», des hausses de frais de scolarité, etc.

L’université globalisée : transformations institutionnelles et internationalisation de l’enseignement supérieur


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Le néolibéralisme ne se limite pas à transformer le rôle de l’État, il transforme aussi l’«ADN» interne de l’université pour répondre à des mutations induites par le capitalisme avancé et l ’économie du savoir. Cela amène une «révolution entrepreneuriale» de l’université dont les orientations sont notamment impulsées par la Banque mondiale et l’Organisation de coopération de développement économiques (OCDE). L’objectif est de réorienter l’université pour en faire non plus une institution indépendante au service du bien commun, mais une organisation modelée sur les autres organisations économiques (entreprises), et pilotée en fonction des mécanismes de régulation du nouveau «marché» mondial de l’enseignement supérieur globalisé.

Le néolibéralisme et l’éducation au Québec : Une société de savoirs peu éduquée


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Dans les deux billets de blogue précédents, nous avons vu en quoi le néolibéralisme affectait l’éducation au Québec par le désengagement de l’État et la reproduction des ségrégations sociales, favorisant la privatisation ainsi que les groupes déjà avantagés. Dans ce troisième billet de blogue, nous verrons une dernière conséquence néfaste du néolibéralisme en éducation, soit la promotion de l’économie du savoir.

Lire la suite du billet de blogue de l’IRIS.

Le « savoir » québécois sait y faire


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Déjà reconnue pour son expertise dans les secteurs aéronautique, pharmaceutique et des technologies de l’information et des communications, l’«économie du savoir» québécoise est également alimentée par le travail de ses chercheurs : des données compilées par Le Devoir indiquent que la province est plus « spécialisée » dans la recherche biomédicale, en médecine clinique et en génie que la majorité des pays du G7.

Lire la suite du texte du Devoir.