Surplus de places dans les CPE à Montréal : Conséquence des maternelles 4 ans?


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Est-ce un phénomène passager, un creux de vague démographique circonscrit à l’île de Montréal, la conséquence d’un exode urbain ? Pour l’heure, le diagnostic est difficile à poser, rapporte La Presse. Mais le constat est là : depuis un certain temps, des centres de la petite enfance (CPE) de la métropole peinent à remplir leurs groupes, en particulier ceux des bambins de 4 ans et plus. « Il y a quelques années, quand on avait une visite, c’était pratiquement garanti que la place était comblée. Ce n’est plus tellement dans ce film qu’on joue », raconte en entrevue Chantal Davis, directrice administrative du CPE Saint-Édouard, dans le quartier de la Petite-Patrie, à Montréal. Même secteur, même observation. « Ça fait quelques années qu’on a des listes vides. Dès la rentrée, on avait deux groupes de poupons de 18 mois à combler, donc à peu près 16 enfants, et quelques places d’enfants de 2 ans à combler. Mais le pire, pire, c’est les enfants de 4 et 5 ans », renchérit sa collègue Mounia Ayouni, du CPE La Bottine Filante. Au fil des entretiens réalisés avec des intervenants sur le terrain et les associations qui représentent les CPE, trois grandes hypothèses pour expliquer cette situation reviennent invariablement : la création des maternelles 4 ans ; une saturation du marché ; enfin, le nouveau paradigme post-pandémique, avec la popularité grandissante du télétravail.